Le professeur Yoram Rozen et son équipe de recherche de l'Institut de recherche spatiale Asher du Technion (nord d'Israël) ambitionnent de créer un vaste pare-soleil capable de ralentir le réchauffement climatique. Ce projet s'appelle « Cool Earth ».

Illustration du pare-soleil Cool Earth en cours de développement à l'Institut de technologie Technion (Israël).
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L'idée est de lancer une immense couverture de 2,5 millions de tonnes, qui parcourrait 1,5 million de kilomètres d'altitude pour atteindre une zone précise, peu affectée par la pression gravitationnelle et le vent solaire. L'ombre ainsi projetée se déplacerait avec la Terre dans sa révolution autour du Soleil, principalement au-dessus des régions équatoriales.
Cette couverture opaque sera composée d'un matériau fin et réfléchissant, déjà utilisé dans les voiles de propulsion solaire spatiales. « Ce n'est pas comme un nuage qui passe entre vous et le soleil. C'est plutôt comparable à la différence de luminosité entre midi et 14 heures. D'après les données, l'impact sur la biologie et la photosynthèse sera négligeable », a expliqué Rozen.
« La couverture nécessitera un système de contrôle. Un vaisseau spatial la fera pivoter et déterminera sa position ainsi que le moment de son allumage et de son extinction. Des satellites renverront vers la Terre des images de la direction de l'ombre à différents endroits et à différents moments », explique Rozen.

Illustration du pare-soleil Cool Earth en cours de développement à l'Institut de technologie Technion (Israël).
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Si cette couverture est déployée, il faudrait 18 mois pour que la température terrestre baisse de 1,5 degré Celsius. Une fois cet objectif atteint, certaines zones ombragées seraient conservées pour maintenir la température. Le reste pourrait être orienté vers le soleil. Un prototype pourrait être disponible d'ici 3 à 4 ans, une fois le financement obtenu.
Le principal problème réside désormais dans le coût exorbitant du projet. Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature, le coût total du projet est estimé à 30 000 milliards de dollars, soit plus que le PIB actuel des États-Unis, mais moins que les 38 000 milliards de dollars de pertes annuelles estimées dues au réchauffement climatique d'ici le milieu du siècle.
M. Rozen a indiqué que l'Institut Asher collaborait avec le Centre national des sciences et de l'espace des Émirats arabes unis (EAU). Ce pays du Golfe avait prévu de présenter le projet lors de la 28e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28), qui s'est tenue à Dubaï en novembre-décembre derniers. Cependant, les EAU ont par la suite suspendu leur coopération après le début de l'offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023.
Source : https://thanhnien.vn/de-xuat-tao-o-che-nang-tren-vu-tru-de-giam-nhiet-do-toan-cau-185240801162804404.htm







