Les tensions au Moyen-Orient atteignent un niveau alarmant, au bord d'un conflit ouvert, ce qui incite la communauté internationale à chercher des moyens de désamorcer la situation.
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| Les assassinats du chef du Hamas, Ismail Haniyeh (en médaillon), et du chef militaire du Hezbollah, les 30 et 31 juillet, risquent de plonger le Moyen-Orient dans une guerre ouverte. (Source : The Economist) |
Reuters a rapporté que le Groupe des Sept (G7), qui regroupe les principales nations industrialisées, a convoqué une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères le 4 août après avoir constaté une dangereuse escalade au Moyen-Orient ces derniers jours.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré que, lors de la réunion en ligne qu'il présidait, les ministres des Affaires étrangères du G7 avaient exprimé leur « profonde inquiétude face aux événements récents qui pourraient conduire à une crise plus large dans la région, à commencer par le Liban ».
La déclaration des ministres des Affaires étrangères se lit comme suit : « Nous appelons toutes les parties concernées à s'abstenir de toute action susceptible d'entraver le dialogue et le règlement pacifique du conflit et de provoquer une nouvelle escalade. »
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont exhorté à la réalisation d'un cessez-le-feu à Gaza et à la libération des otages, tout en réaffirmant l'engagement du bloc à accroître l'aide humanitaire aux populations des territoires palestiniens.
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de Russie et d'Égypte se sont entretenus par téléphone afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions au Moyen-Orient, dans le but de protéger la sécurité, la stabilité et les intérêts des populations de la région, ainsi que d'empêcher un cercle vicieux de conflits.
Egypt Today a rapporté que, dans un communiqué, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abu Zeid, a déclaré que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, avaient échangé leurs points de vue sur des questions d'intérêt commun ainsi que sur l'actualité régionale.
L’Égypte intensifie ses efforts diplomatiques auprès des pays voisins pour éviter une éventuelle guerre régionale après une série d’attaques menées par Israël contre le Hezbollah, le Hamas et les Forces de mobilisation populaire irakiennes.
Israël est accusé d'avoir assassiné le chef politique du Hamas, Ismail Haniyeh, à Téhéran, en Iran, le 31 juillet. La veille, Israël avait tué le commandant supérieur du Hezbollah, Sayyed Fouad Ali Shukr, lors d'une attaque à la périphérie de Beyrouth, au Liban.
L'Iran et le Hezbollah ont juré des représailles contre Israël, ce qui accroît le risque de plonger le Moyen-Orient dans une guerre ouverte et dangereuse, dans un contexte de conflit persistant dans la bande de Gaza qui ne montre aucun signe d'apaisement.
Le 4 août également, lors d'un appel téléphonique avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken, le Premier ministre irakien Mohammed Shia' al-Sudani a déclaré que la désescalade des tensions au Moyen-Orient dépendait uniquement de la fin des attaques dans la bande de Gaza et de la prévention de leur extension au Liban.
Selon Reuters, al-Sudani a souligné la nécessité d'empêcher le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son gouvernement d'attaquer les pays de la région, et de mettre fin aux violations du droit international et de la souveraineté.
Pour sa part, le secrétaire d'État Blinken a exprimé l'espoir des États-Unis que l'Irak jouerait un rôle dans le maintien de la stabilité régionale et la prévention de l'escalade par toutes les parties.
Source : https://baoquocte.vn/chao-lua-trung-dong-cong-dong-quoc-te-no-luc-tim-cach-ha-nhiet-cac-ngoai-truong-g7-hop-bat-thuong-iraq-goi-y-duong-xuong-thang-281409.html








